Dans le dur jusqu’au bout

Eric est attendu ce soir au Sables d'Olonne

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Je suis concentré. Je ne suis pas du tout dans l’euphorie. Je ressort quand même de quelques jour qui m’ont appris une certaine humilité. Je suis sur mes gardes.

Hier matin, je ne voyais plus de solution. Je n’y croyais plus à cause de cette électricité qui déconnait. Je faisais des calculs et je me voyais finir sous J3 (voile d’avant, ndlr) sans pouvoir lâcher la barre. Je ne m’amusais plus et la base du Vendée Globe, c’est ça, c’est de s’amuser. Je ne voulais pas me mettre en danger. Je pleurais sans larmes, c’était une espèce de pleur nerveux.
Une ou deux fois, je me suis dit que j’allais devoir m’arrêter dans un port espagnol et attendre l’équipe pour rentrer directement à Port La Forêt. Heureusement, je me suis bougé les fesses et j’ai réussi à remettre cette Grand Voile.

Eric Bellion le 13 février 2017